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Il y a 50 ans, le premier septembre 1976, « Wish You Were Here » de Pink Floyd s’apprête à fêter sa première année de présence dans le classement britannique des albums, un an quasiment sans interruption depuis sa sortie.
Après le succès mondial de « The Dark Side of the Moon » en 1973, le groupe peine à se remettre au travail. Les sessions à Abbey Road, de janvier à juillet 1975, sont difficiles : Richard Wright les décrit comme une période compliquée, Roger Waters parle carrément de torture. Le morceau central, « Shine On You Crazy Diamond », un hommage en neuf parties à Syd Barrett, cofondateur du groupe écarté sept ans plus tôt, prend forme peu à peu. Une partie du nouveau matériel est présentée en public le 5 juillet 1975, quand Pink Floyd est tête d’affiche du festival de Knebworth, en Angleterre.
« Wish You Were Here » sort le 12 septembre 1975. EMI reçoit 250 000 commandes avant même la sortie et prévient les disquaires que la moitié seulement pourra être livrée à temps : la maison de disques n’arrive tout simplement pas à presser assez d’exemplaires pour répondre à la demande. L’album entre directement à la troisième place du classement britannique, puis grimpe en tête la semaine suivante. C’est le deuxième numéro un de Pink Floyd au Royaume-Uni, après « Atom Heart Mother » en 1970.
L’habillage de l’album est signé, comme d’habitude, par le studio Hipgnosis, fondé par Storm Thorgerson et Aubrey Powell. L’équipe construit son propos autour d’un thème : l’absence, déclinée en quatre images correspondant aux quatre éléments. Le feu, en couverture : deux hommes se serrent la main, l’un d’eux en flammes, photographiés sur un plateau de tournage à Burbank, en Californie, avec un cascadeur réellement enflammé pour l’occasion. Au dos de la pochette, La terre, avec un homme au chapeau melon et sans visage, debout dans le désert de Yuma. L’eau, sur la pochette intérieure : un nageur fait le poirier dans le lac Mono, en Californie, sans provoquer la moindre ondulation. L’air, enfin : une silhouette dissimulée derrière un voile rouge que le vent soulève, photographiée dans un bosquet du Norfolk, en Angleterre. L’ensemble est vendu sous film plastique noir opaque, de sorte que l’acheteur ne découvre la pochette qu’en la déballant chez lui.
Cinquante ans plus tard, cette pochette reste l’une des plus commentées de l’histoire du rock, autant que l’album lui-même.
Sources : Wikipédia, Official Charts, Amateur Photographer, Far Out Magazine, Riffology. Consultées en août 2026.
Photo © Aubrey Powell / Hipgnosis pour la couverture de l’album Wish You Were Here (1975)
Et quand on pense avoir tout vu au sujet de cet album, YouTube vous remet à votre place:
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Écrit par: Olivier AHR
Hipgnosis Knebworth Pink Floyd Pop Culture Radiophare rock progressif Storm Thorgerson Wish You Were Here
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