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No Future #4 : L’Héritage du Punk (1985-2019)

today27.09.2026 1

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    No Future #4 : L'Héritage du Punk (1985-2019) Olivier A.


No Future #4 : L’Héritage du Punk (1985-2019)

Le Punk ne meurt jamais vraiment, il change de visage. Dans les années 1980, Killing Joke pousse le Post Punk encore plus avant avec « Eighties », dont le riff inspirera, à quelques notes près, « Come As You Are » de Nirvana en 1991. Ministry, de son côté, radicalise encore le genre sur « Stigmata » et invente une bonne partie du vocabulaire du Metal Industriel.

Dans les années 1990, à Olympia dans l’État de Washington, une scène féministe emmenée par des groupes comme Sleater-Kinney reprend l’énergie brute du Punk pour l’orienter vers des questions de genre largement absentes du mouvement originel. En Allemagne, Die Goldenen Zitronen poursuit, à Hambourg, une tradition de Punk politique bien vivante depuis les années 1980.

En 2004, Green Day s’empare à son tour de l’héritage pour en faire un objet de stade avec American Idiot, album concept qui règle ses comptes avec la présidence de George W. Bush et la guerre en Irak. Preuve que la colère punk originelle a trouvé, trente ans plus tard, un public de plusieurs millions de personnes. Gang of Four, pionniers du Post Punk de Leeds dans les années 1970, reviennent en 2005 réenregistrer leurs classiques sur l’album Return the Gift, dont ce « Damaged Goods » fait partie.

Puis, dans les années 2010, une nouvelle génération britannique et irlandaise renoue avec l’urgence des débuts. À Bristol, Idles publie « Danny Nedelko », hymne pro-immigration écrit en pleine poussée xénophobe autour du référendum sur le Brexit. À Dublin, Fontaines D.C. clôt cette série avec « Sha Sha Sha », extrait de leur premier album Dogrel, dont le titre revendique la tradition populaire de la poésie de rue irlandaise.

De 1976 à 2019, la boucle est bouclée. Le Royaume-Uni qui avait vu naître le Punk dans la crise économique retrouve, avec le Brexit, une bonne partie des tensions sociales qui l’avaient fait naître. Le Punk, lui, n’a jamais cessé de leur répondre et continuera à le faire.

No Future #4 — 1985-2019 (21 titres, ~77 min)

Tracklist

76. Killing Joke — « Eighties » (1985)
77. New Model Army — « No Rest » (1985)
78. The Chameleons — « Swamp Thing » (1986)
79. Concrete Blonde — « Still in Hollywood » (1986)
80. Hüsker Dü — « Don’t Want to Know If You Are Lonely » (1986)
81. Public Wave Ltd — « Rise » (1986)
82. Ministry — « Stigmata » (1988)
83. The Dead Milkmen — « Punk Rock Girl » (1989)
84. Ramones — « Rockaway Beach (Live) » (1991)
85. Sleater-Kinney — « Turn It On » (1997)
86. Die Goldenen Zitronen — « Flimmern » (2001)
87. The (International) Noise Conspiracy — « Capitalism Stole My Virginity » (2001)
88. The Moldy Peaches — « NYC’s like a graveyard » (2001)
89. Hot Water Music — « Remedy » (2002)
90. The Distillers — « Die On A Rope » (2003)
91. Turbonegro — « Fuck The World » (2003)
92. Green Day — « Holiday » (2004)
93. Gang Of Four — « Damaged Goods » (2005)
94. The Hives — « Tick Tick Boom » (2007)
95. Idles — « Danny Nedelko » (2018)
96. Fontaines D.C. — « Sha Sha Sha » (2019)

 

Pochette 45T Hüsker Dü – Don't Want To Know If You Are Lonely
Pochette 45T Hüsker Dü – Pochette du 45T – Don’t Want To Know If You Are Lonely (1986)

 

 


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