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JAZZ KISSA

Jazz Kissa #41 : Charles Mingus

today28.09.2026

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    Jazz Kissa #41 : Charles Mingus Olivier A.


Jazz Kissa #41 : Charles Mingus – Mingus in Wonderland

Pour cette quarante-et-unième session du Jazz Kissa, place à l’un des tempéraments les plus puissants de l’histoire du jazz : Charles Mingus.

Né le 22 avril 1922 à Nogales, en Arizona, et mort le 5 janvier 1979 à Cuernavaca, au Mexique, Charles Mingus grandit à Los Angeles où il se forme à la contrebasse et au violoncelle. Contrebassiste virtuose, compositeur prolifique et chef d’orchestre exigeant, il fonde en 1952 le label Debut Records avec Max Roach avant de diriger pendant près de trois décennies le Jazz Workshop, un ensemble à géométrie variable qu’il façonne autant qu’il compose pour lui. Héritier revendiqué de Duke Ellington pour le sens de l’orchestration et l’attention portée à chaque individualité, Charles Mingus mêle blues, gospel, bebop et improvisation collective dans une œuvre parmi les plus personnelles du jazz, avec notamment les albums Pithecanthropus Erectus, Mingus Ah Um et The Black Saint and the Sinner Lady.

La session s’ouvre sur « Nouroog », extraite de A Modern Jazz Symposium Of Music And Poetry (Bethlehem Records, octobre 1957), où Mingus s’entoure de Jimmy Knepper (1927-2003) au trombone, Shafi Hadi au saxophone, Bill Hardman (1933-1990) à la trompette et Dannie Richmond (1935-1988) à la batterie.

Place ensuite à l’intégrale de Mingus in Wonderland, également connu sous le titre Jazz Portraits : Mingus in Wonderland (United Artists Records), enregistré en public le 16 janvier 1959 à la Nonagon Art Gallery de New York. Le Jazz Workshop y réunit John Handy au saxophone alto, Booker Ervin (1930-1970) au saxophone ténor, Richard Wyands (1928-2019) au piano et toujours Dannie Richmond à la batterie, pour quatre longues plages où l’improvisation collective pousse chaque musicien dans ses retranchements. Le critique Scott Yanow (AllMusic) y voit « un bop avancé qui annonce déjà les innovations de l’avant-garde, souvent très excitant », saluant particulièrement « Nostalgia In Times Square » et « No Private Income Blues ».

La session se referme sur une deuxième escale : « Body And Soul (Take 2) », tirée des séances Candid de novembre 1960 réunies sous le titre Reincarnation Of A Lovebird, où Charles Mingus s’entoure notamment d’Eric Dolphy (1928-1964) auquel un épisode du Jazz Kissa sera prochainement consacré, de Booker Ervin, de Jimmy Knepper et du vétéran Roy Eldridge (1911-1989) pour une relecture ample et habitée du standard de Johnny Green.

Tracklist :

  • Escale d’ouverture : Charles Mingus – « Nouroog » (A Modern Jazz Symposium Of Music And Poetry, 1957)
  • Mingus in Wonderland (1959, intégral) :
    • « Nostalgia In Times Square »
    • « I Can’t Get Stated »
    • « No Private Income Blues »
    • « Alice’s Wonderland »
  • Escale de clôture : Charles Mingus – « Body And Soul (Take 2) » (Reincarnation Of A Lovebird, 1960)

 

Charles Mingus – Jazz Portraits. Mingus In Wonderland - Album Art Cover


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