Le clin d'œil du jour

Jacob Collier, révélé par Stevie Wonder

today18.08.2026 2

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Jacob Collier, révélé par Stevie Wonder

Sur Radiophare, on aime les jolies histoires. Celle de Jacob Collier débute en 2012 dans sa chambre d’ado, avec une webcam, six couches de sa propre voix et une mélodica (un petit clavier à vent).

Une mélodica à la place d’une harmonica

À 17 ans, Jacob Collier filme depuis sa chambre, dans le nord de Londres, une version a cappella de « Isn’t She Lovely », de Stevie Wonder, une chanson que nous programmons fréquemment sur Radiophare.org . La vidéo, en écran partagé, superpose six fois sa voix pour reconstituer l’arrangement vocal complet du morceau. Le détail qui frappe : là où Stevie Wonder plaçait un solo d’harmonica, Jacob Collier lui substitue une mélodica, jouée en direct. Rien n’est retouché, tout est fait maison.

Une famille de violonistes

Jacob Collier naît le 2 août 1994 à Londres. Sa mère, Susan Collier, violoniste et professeure à la Junior Academy de la Royal Academy of Music, et son grand-père Derek Collier, violoniste lui aussi et enseignant dans le même établissement, l’entourent dès l’enfance. Il grandit sans beaucoup de cours de théorie, apprenant surtout à l’oreille : piano, basse, batterie, guitare, en autodidacte. « We sing Bach chorales together as a family, it’s just so much fun », confiait-il en 2015 au magazine Jazzwise, à propos des soirées en famille autour de la musique classique.

De sa chambre à Quincy Jones

À partir de 2011, Jacob Collier publie sur YouTube des reprises a cappella filmées en écran partagé, où il interprète chaque voix, chaque partie instrumentale. Le répertoire de Stevie Wonder y tient une place particulière: après « Isn’t She Lovely », il propose en 2013 une belle version de « Don’t You Worry ‘Bout A Thing ». Les deux vidéos circulent et finissent par atteindre le producteur Quincy Jones et le pianiste Herbie Hancock. Quincy Jones devient son manager dès 2014.

Sept Grammy Awards plus tard

En 2016, son premier album In My Room, enregistré et produit seul, dans cette même chambre où tout a commencé, lui vaut deux Grammy Awards. Depuis, Jacob Collier totalise sept Grammy Awards, notamment pour ses arrangements vocaux, et mène à bien le projet Djesse, quatre albums parus entre 2018 et 2024.

Stevie Wonder, une histoire qui continue

Ce n’est pas la première fois que Jacob Collier se penche sur le répertoire de Stevie Wonder, ni la dernière. En 2019, c’est encore Stevie Wonder qu’il choisit de décortiquer, cette fois pour la caméra de Vox, en analysant « Sir Duke » note par note.

« Smoke Gets in Your Eyes »

Mais notre préférée est définitivement sa version d’une chanson écrite en 1933 pour une comédie musicale de Broadway et reprise avec succès par les Platters en 1958, « Smoke Gets in Your Eyes », à voir également ci-après.

 

Source : Leo Sidran, « Jacob Collier’s First Interview: A Portrait of the Artist as a Young Man », The Third Story, 4 janvier 2025. Citation complémentaire : Jacob Collier, cité dans Jazzwise, 2015 (rapporté par Classic FM, « Jacob Collier: star musician’s family, education, and vocal range »).

Écrit par: Olivier AHR

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